Les Out : comment les définir ?

Comme nous l’avions déjà mentionné dans un poste précédent, les nombreux changements organisationnels se produisant au sein des entreprises ont tendance à générer de nouvelles pathologies professionnelles. Elles résultent principalement des facteurs susceptibles d’avoir un impact sur les conditions de travail du salarié et son bien-être. Bien que la plus connue d’entre elles soit le burn-out, son élargissement a permis d’identifier de nouveaux maux en milieu professionnel. Quels sont-ils ?

 

Tout d’abord, afin de resituer le contexte : le burn-out, généralement appelé « syndrome d’épuisement professionnel » en France, reste un concept assez mal défini en raison des multiples caractéristiques qui lui ont été attribuées. Malgré tout, certains auteurs l’ont identifié comme un « état d’esprit durable, négatif et lié au travail affectant des individus « normaux ». Il est d’abord marqué par l’épuisement, accompagné d’anxiété et de tension, d’un sentiment d’amoindrissement de l’efficacité, d’une chute de la motivation et du développement de comportements inadaptés au travail » [1]. Ainsi, le mal-être propre au burn-out et les conséquences qui en découlent sont issus du travail lui-même et de l’environnement dans lequel il s’exerce – et non pas des autres sphères de vie de l’individu.

Est ensuite apparu le bore-out. Considéré comme un syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui, il se caractérise par un désengagement professionnel, de la démotivation et de l’anxiété. Ces symptômes sont dus à une sous-charge de travail, ou en tout cas à des tâches professionnelles peu signifiantes. Dans les faits, il s’avère dévastateur pour le salarié. En effet, la frustration relative à l’inactivité professionnelle a tendance à engendrer angoisse, diminution de l’estime de soi, voire dépression si le salarié n’a pas la possibilité de partager ce qu’il ressent.

Concept proche mais à distinguer, celui du brown-out. Il y a brown-out (« baisse de courant », en anglais), dès lors qu’un salarié ne comprend plus son travail et la valeur de celui-ci. Cela peut se traduire par la répétition d’une même tâche sans en comprendre le sens, quel que soit le niveau de compétence du salarié. Il ne s’agit donc pas d’ « ennui » à proprement parler, mais d’une incompréhension vis-à-vis des tâches qui lui incombent. Le salarié peut éprouver un véritable malaise quant à son travail, considéré comme « absurde ».

Plus récemment encore, la notion de blur-out a été évoquée. Le terme « blur » renvoyant à l’idée d’une confusion, le blur-out correspond au flou grandissant entre nos vies personnelle et professionnelle. La disparition progressive des limites entre nos sphères de vie est de plus en plus prégnante, notamment en raison des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

 

Quel que soit le –out mentionné, il ne reste pas moins nécessaire d’y être vigilant au regard de leur ampleur et de leur impact grandissant au sein des entreprises. Pour cela, il est essentiel de (re)connaître les facteurs susceptibles de contribuer à leur apparition. C’est à ce besoin que se propose de répondre le parcours de formation KEY TO BE, de BEST OF TRAINING : limiter les risques de mal-être et favoriser la mise en place d’environnements de travail sains, grâce à une connaissance fine et pertinente de ces problématiques.

 

 

[1] Schaufeli, W.B., & Enzmann, D. (1998). The Burnout Companion to Study and Practice : A Critical Analysis. London : Taylor & Francis.

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