Le Stress au Travail

« Le stress est ignorant, il croit que tout est urgent » (Natalie Goldberg)

            Le stress au travail est aujourd’hui considéré comme l’un des nouveaux fléaux tirant son origine de notre environnement professionnel. Bien qu’il soit reconnu comme un enjeu de taille, mais surtout un défi à relever pour les organisations du travail, il convient de faire le point sur plusieurs choses. En effet, beaucoup ont tendance à se dire « stressé », mais finalement, quelle définition renferme un tel concept ? Quels impacts le stress au travail a-t-il sur les salariés et les entreprises qui les emploient ?

 

 

Déjà en 1984[1], le stress perçu par l’individu était défini comme le fait d’évaluer une situation comme excédant ses ressources et pouvant menacer son bien-être. De fait, « le stress ne réside ni dans l’environnement, ni dans l’individu, mais dans la transaction entre l’individu et l’environnement »[2]. En effet, dans cette approche, la signification et l’évaluation que fait l’individu de la situation sont primordiales pour en appréhender sa perception.

Ainsi, l’Accord National Interprofessionnel sur le stress, datant du 2 Juillet 2008, définit ce concept de façon similaire, car renvoie à la notion d’équilibre : « un état de stress survient lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face ».

Finalement considéré comme un risque psychosocial (élément qui porte atteinte à l’intégrité physique et à la santé mentale des salariés au sein de leur environnement professionnel) au même titre que les violences internes et externes, il est la conséquence de nombreuses contraintes professionnelles (par exemple, surcharge, faible autonomie dans le travail)[3].

 

Bien sûr, cela n’est pas sans conséquence sur les salariés : diminution de l’état de santé physique et psychologique, risques de burnout, diminution de la satisfaction au travail, et bien d’autres. Cela conduit les salariés à plus d’absentéisme, et l’entreprise, à davantage de turnover. Le stress entraîne une rotation du personnel plus importante, mais également une diminution des performances, de l’enthousiasme et de la créativité. « Ainsi, les travaux réalisés dans les États membres de l’Union européenne et dans d’autres pays révèlent qu’entre 50 et 60 % de l’ensemble des journées de travail perdues sont liés plus ou moins directement au stress […] Dans l’Union européenne, ce coût serait de 20 milliards d’euros et, en France, l’Institut national de recherche et de sécurité estime que le coût pour les entreprises et la société se situerait entre 0,8 et 1,6 milliard d’euros par an. » [4].

 

Toutes ces raisons font du stress au travail un concept majeur en ce qui concerne l’étude du bien-être au travail et la gestion des risques psychosociaux, tel que le propose le parcours de formation KEY TO BE, de BEST OF TRAINING, au sein du Château de Chargé. Au sein de ce lieu d’accueil situé près de Paris, ces thématiques sont abordées en détail, et la compréhension de leurs mécanismes fournira de précieux indicateurs aux personnes souhaitant y être formées.

 

 

[1] Lazarus, R.S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer : New York.

[2] Machado, T. (2015). La prévention des risques psychosociaux. Concepts et méthodologies d’intervention. Presses Universitaires de Rennes.

[3] Gollac & Bodier (2011). Mesurer les facteurs psychosociaux de risque au travail pour les maîtriser.

[4] Légeron P. (2004). Le stress au travail : de la performance à la souffrance. Droit Social, 12.

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